WASH-NTD Integration Program Model

More than 1 billion people worldwide suffer from one or more painful, debilitating tropical diseases that disproportionately impact poor and rural populations, cause severe sickness and disability, compromise mental and physical development, contribute to childhood malnutrition, reduce school enrollment, and hinder economic productivity. Three of these diseases are directly linked to water, sanitation, and hygiene practices.

WASHplus designed and implemented a model integrated WASH-NTD program that was tested as a small pilot effort in Burkina Faso from 2015–2016. The objectives in Burkina Faso were to:

1. Promote coordination within government among sectors related to WASH-NTD integration

2. Develop a comprehensive implementation activity in several villages in one district

3. Share experience and lessons learned with other partners who may be able to advance or further develop this activity

4. Provide a toolkit for Burkina Faso and global partners to use

This toolkit is the result of the WASHplus project in Burkina Faso and has the following components.

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Approche systémique pour la promotion de l’hygiène en milieu périurbain au Benin

Depuis octobre 2012, le projet WASHplus est mis en œuvre dans deux quartiers périurbains de Cotonou, la principale ville du Bénin. Après une étude de base quantitative et une analyse situationnelle qui ont permis de comprendre la problématique de l’hygiène dans ces quartiers, un programme pilote a été conçu en partenariat avec l’ONG ABMS/PSI. Ce programme pilote comprend un volet communication pour le changement de comportements et un volet de marketing social, et comporte trois axes à savoir le lavage des mains à l’eau et au savon, le traitement et la conservation de l’eau de boisson et enfin l’utilisation et l’entretien des latrines. Les mères et gardiennes d’enfants de 0 à 5 ans constituent la cible principale de ces actions de communication qui envisage de réduire les maladies diarrhéiques et le choléra.

L’analyse situationnelle réalisée au seuil du programme pilote a révélé que les connaissances des habitants des deux quartiers sur les mesures d’hygiène et d’assainissement sont en général faibles. Parmi ceux qui possèdent de bonnes connaissances, beaucoup n’en font pas toujours bon usage. Au manque d’information, s’ajoute l’ancrage des mauvaises habitudes en matière d’hygiène et d’assainissement dans le quotidien des populations, et le manque de disponibilité de produits WASH. Les populations gèrent leurs problèmes au quotidien et personne ne semble se préoccuper des répercussions négatives des actes actuels sur les populations elles-mêmes, les populations environnantes et les générations futures.

On peut donc dire que le défi auquel faisait face les acteurs du projet était très grand. Pour venir à bout de cette situation, des actions croisées de communication pour un changement de comportement étaient nécessaires, actions qui devaient tenir compte de la grande mobilité des populations de ces quartiers, de leurs activités, de leurs différentes occupations au cours d’une journée, bref des espaces qui occupent leurs vies au cours d’une journée.

Les principales caractéristiques des quartiers périurbains de Cotonou sont notamment la forte densité de la population, le dynamisme de la population, l’insertion de cette dernière dans des réseaux associatifs ou religieux qui se caractérise par la présence de nombreuses églises et groupements de femmes, la présence dans ces quartiers d’un nombre important d’écoles, la présence de radios locales très populaires auprès des populations. Ces éléments sont les constituants d’un système qui gouverne la vie dans les quartiers de Enagnon et Agbato.

Par définition, un système est un ensemble d’éléments interdépendants constituant une entité, une unité globale avec une limite. C’est un ensemble d’unités en interrelations mutuelles. Dans le cas d’espèce, le système est composé des ménages, des centres de santé, des écoles, des structures gouvernementales locales ou municipales, des structures religieuses comme églises, des groupements de femmes ou de représentants des quartiers.

Les ménages sont au centre de ce système car les cibles du programme passent une bonne partie de leur temps dans leurs maisons qui constituent donc de véritables espaces de communication et de démonstration des comportements promus par le programme WASHplus. Il n’est donc pas surprenant que les visites domiciliaires soient le principal mode d’action des relais communautaires dans ces deux quartiers. Chaque ménage reçoit deux visites hebdomadaires des relais qui touchent du doigt les dispositifs des lave-mains installés par les ménages ainsi que ceux de conservation de l’eau de boisson et la bonne pratique du lavage des mains et de l’utilisation des latrines.

Les formations sanitaires sont aussi un élément du système. En effet, le programme WASHplus vise les mères et gardiennes d’enfants de 0 à 5 ans et une bonne partie de ces dernières fréquentent ces centres pour les visites postnatales et pour les séances de vaccinations des bébés.

Les groupements sont aussi un élément du système car ils constituent des espaces de solidarité et partage d’expérience entre les membres. Ces groupements sont des associations non formelles qui réunissent essentiellement des femmes. Il s’agit donc de rassemblements de personnes pour un but donné, soit pour mener une activité commune, soit pour l’épargne et le crédit, soit des actions de solidarité. Ils sont le plus souvent constitués de femmes même si certains sont mixtes. Chaque groupement se réunit selon une périodicité donnée pour des activités données. C’est donc au cours de leur réunion que les relais passent les messages du projet WASHplus et échangent à bâton rompu avec les membres. L’intérêt ici est de communiquer avec plusieurs mères et gardiennes d’enfants à la fois.

Les structures religieuses sont un autre élément du système car elles constituent des espaces d’enseignement dont WASHplus s’est approprié pour faire passer le message sur l’hygiène et l’assainissement dans ces communautés. Nous sommes, en effet, en présence de populations très attachées à la pratique de la religion ce qui se remarque par la présence de nombreuses dénominations aussi bien catholiques, protestantes qu’évangéliques ainsi que musulmanes. Les responsables de certaines de ces structures ont donc accepté ouvrir leurs lieux de cultes à l’équipe de WASHplus afin de faciliter la communication avec les fidèles.

Les radios locales font aussi partie du système car elles sont très écoutées par les populations de Enagnon et Agbato. Elles sont donc de puissants outils de communication des messages sur le WASH. L’équipe du projet WASHplus a donc intégré CAPP FM et radio Tokpa, deux radios locales les plus suivies dans sa stratégie de communication avec la population. De nombreuses personnes ont témoigné avoir été touchées grâce aux spots et aux émissions interactives diffusés sur les ondes de ces radios.

Les écoles constituent un maillon important du système en place à Agbato et Enagnon. En effet, il est aujourd’hui démontré que travailler avec les écoles sur les questions WASH conduit non seulement au changement des comportements des élèves, mais exerce aussi une influence indirecte sur ceux de la communauté. Les enfants deviennent auprès de leurs parents des « relais » efficaces pour la duplication et la pérennisation dans la communauté des comportements souhaités ce qui confirme la pensée du poète Victor Hugo qui disait que « chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ».

Comme on peut le voir, les différents éléments du système sont en interaction permanente. Les personnes visées par l’intervention à savoir les mères et gardiennes d’enfants se retrouvent en relation avec les différents éléments du système communautaire à des moments donnés de la journée. Ainsi, il n’y a pas de solution unique, exclusive. Les éléments du système fonctionnent de façon à réaliser ses objectifs à partir de différents points de départ et par différents moyens.

L’approche systémique donc est une façon innovante d’appréhender un système humain et de trouver la stratégie optimale pour l’aider à intégrer des changements. Il s’agit de répondre à un besoin de changement en s’appuyant sur les composants fondamentaux de la communauté afin de mobiliser les acteurs concernés dans une direction donnée de sorte à produire un résultat utile pour ces acteurs.

Grâce à cette approche le message du projet WASHplus passe par différents faisceaux pour atteindre les mères et gardiennes d’enfants parce qu’elles se trouvent à un moment donné de la journée ou de la semaine en contact ou impliquées dans l’un des éléments de ce système.

Armand A. AGUIDI
Coordonnateur WASHplus au Bénin

A New Twist on CLTS in Benin

In an interview with WASHplus’s Sarah Fry, WASHplus Benin Country Coordinator Armand Aguidi reflects on the first triggering of the projects’ peri-urban CLTS activity on May 13.

  1. Qu’est-ce qui s’est passe aujourd’hui sur le terrain? 

Aujourd’hui nous avons eu droit à la séance de déclenchement dans le cadre de l’expérimentation de l’ATPC dans nos quartiers périurbains que sont Enagnon et Agbato. La séance d’aujourd’hui a eu lieu à Agbato. Ce déclenchement a été précédé d’une longue préparation qui a permis aux acteurs locaux comme les chefs quartiers et les conseillers de se retrouver face à la réalité de la mauvaise gestion de l’assainissement dans ce quartier.

De façon précise ce qui s’est passée aujourd’hui est l’étape ultime de l’ATPC. Les populations ont été rassemblées sur un espace vide de leur quartier et deux animateurs dont l’un de la Coordination Hygiène et Assainissement de la Direction Départementale de la Santé (DDS) et le second d’une des ONG ayant mis en œuvre l’ATPC dans le département du Zou les ont entretenus. Apres l’établissement de la cartographie du quartier, les étapes comme les voies de contamination fécale et le calcul de la dépense sanitaire liée aux maladies d’origine fécale ont été examinées.

  1. Quels résultats ont été atteints après ce déroulement de l’ATPC?

Les personnes présentes ont été très sensibles à la question de la contamination par les fèces. A la fin un comité de suivi a été mis en place pour suivre les engagements pris en termes de destruction de points d’insalubrité et de sensibilisation du reste de la population pour mettre fin à la défécation à l’air libre.

  1. Quels ont été les signes/réactions de déclenchement observées auprès des participants? Est-ce qu’ils ont pris une décision immédiate d’arrêter la DAL?

Les réactions n’ont pas été aussi claires. On a senti le dégoût mais personne ne voulait dire clairement qu’il pratiquait la défécation à l’air libre (DAL) et qu’il va l’arrêter. Mais chacun se cachait derrière l’autre sachant que la DAL est interdite; personne ne voulait se rendre coupable de cet acte. C’est peut être aussi une caractéristique du milieu urbain dans lequel des séances de sensibilisation ont déjà eu lieu sur l’interdiction de la défécation à l’air libre (DAL).

  1. Quelles sont les différences entre l’ATPC rural et urbain?

La différence ici c’est qu’il n’y a pas l’homogénéité de la population que retrouve dans les villages. Particulièrement Enagnon est un quartier qui regroupe des populations venant des quatre coins du Benin avec un fort taux de population venant des pays de la sous-région. Dans ce contexte, l’ATPC est plus difficile,

L’autre différence c’est la difficulté à mobiliser l’essentiel la population à une heure précise de la journée. Dans les villages l’autorité des chefs de village est plus forte qu’en ville.

  1. En plus, pourras-tu expliquer la différence de méthodologie ou approche?

Dans le cas d’hier nous n’avons pas fait la marche de la honte peut-être parce que nous étions loin du principal lieu de défécation. Par ailleurs, la fin de la DAL n’entraine pas nécessairement construction de latrines par les participants. La question a été posée en termes d’amélioration à apporter aux latrines publiques pour encourager les populations à les utiliser étant donné qu’elles reprochent à ses latrines de dégager beaucoup d’odeur. Le comité qui a été mis en place a été chargé de rencontrer les gestionnaires de ces latrines. Certaines personnes ont attiré l’attention sur la nécessite d’avoir des latrines modernes (sanitaires) car une partie de la population serait prête pour payer pour ce genre de latrine.

  1. Qui a participé du côté du gouvernement?

Du côté du gouvernement nous avons la direction départementale de la santé qui était présente et la séance a par ailleurs été animée par deux techniciens d’hygiène de la DDS.

  1. Penses-tu que cette activité est perennisable?

Oui elle l’est. Il faudra juste un suivi pour les premières rencontres du comité qui a été mis en place à la suite du déclenchement. A court terme le suivi de la fonctionnalité du comité mis en place devra être fait par ABMS et à moyen et long termes par la DDS. La présence du chef quartier est me semble-t-il, un gage de pérennité.

  1. Que faut-il faire pour l’améliorer?

Pour améliorer cette activité, il faut mobiliser un plus grand nombre de personne autour du sujet de l’arrêt de la DAL. Le quartier étant vaste, il faut répliquer l’action à d’autres zones du quartier afin de faire un courant de déclenchement. Je pense que c’est la clé du succès de l’ATPC en milieu périurbain.

 

Learning by Observation: Children and Hand Washing in Periurban Cotonou

armand picby Armand A. AGUIDI, WASHplus Coordinator in Benin

Although they are important beneficiaries of hand washing awareness raising campaigns, children are not directly targeted by community mobilizers unless the activities take place at schools. Household-based activities target primarily, and sometimes exclusively, mothers or children’s  caretakers. In fact when children attend these awareness-raising activities geared toward their parents, they are not always welcome. The organizers, and also the parents, don’t hesitate to chase away these “troublemakers” so attention can be focused on the adults.

However, my observation of community mobilization activities in periurban districts of Cotonou calls attention to the missed opportunities of this adult-centered approach.

Setting up a Hand Washing Device in Enagnon

During a tippy tap training organized at a youth center in Enagnon, one of the WASHplus intervention neighborhoods of Cotonou, two things captured the participant’s attention: demonstration of the various hand washing devices and the group of children gathered together to follow the activities. The gathering was particularly large during the fixed hand washing device testing, and these children attentively followed the way in which the trainees washed their hands. They were very disappointed when, at the end of the exercise, the device was moved from the doorway to the interior of the training center, preventing any access to it. The situation changed when one of the participants asked that the hand washing device be displayed again by the doorway and left within the children’s reach. We then observed the children moving automatically as a group toward the hand washing device.

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We may be tempted to attribute part of the children’s interest to curiosity, but we must nevertheless also recognize that this attitude demonstrates the potential for flexibility, maneuverability, and willingness of children, all important elements in behavior change activities.

Later in the day the same afflux of children was observed watching a hand washing with soap demonstration for mothers. Although they lacked permission from the hygiene promoters to participate in the demonstration, these children attentively followed the actions and gestures of the adults from start to finish. Imagine our surprise when we passed by the same house a few minutes later and saw the children gathered around the water giving each other a lesson in washing their hands with water and soap. They were inspired by the advice given to their parents a few minutes earlier. 

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Children Imitate and Learn

We observed that children gather around each time hygiene promoters visit households to present information. Often the adults chase them away or prevent them from having access to the tools utilized. But driven by curiosity, they resist in many cases and find ways to overcome their exclusion. They attentively observe the adults’ actions, they memorize and imitate them, and instruct themselves at the same time as the adults. Therefore, without knowing it, and also without meaning to, the hygiene promoters train both parents and children, killing two birds with one stone. The impact is thus amplified and increases in value.

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These comments on the hygiene promoters relate primarily to the fact that no room is made for children within household behavior change activities. School seems to be the only environment for children to learn about these activities. In reality, children are also available when they are at home and must be included in, or at a minimum tolerated during, sessions held with their parents. Children should, from now, be considered as direct beneficiaries of household awareness-raising activities, and be invited to the household hand washing sessions in the same way as their parents. For this learning by observation, no particular effort is needed except to hold the sessions in places that facilitate children’s access.

In educational psychology, we say that learning by observation and imitation necessitate the presence of a model (in this case, the hygiene promoter) who demonstrates a behavior, and a trainee (in this case, the child) who observes. The model doesn’t necessarily have the intention of teaching; it is the trainee who decides to learn from the model.

Children Look for Models

In every society, human beings need a course of action, a model to follow, people to refer to. This need for a model is even more pronounced in children.

Where hand washing ins concerned, children also look to their parents as models. Parents must tell themselves that children want to see their parents adopt the promoted behaviors not just hear about them. When hand washing becomes a regular habit of the parents, the behavior will be reproduced by the children with significant benefits to everyone’s well-being.

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Children are Information Carriers and Awareness Raisers

Beyond the fact that children reproduce their parents’ gestures and in this way ensure the adoption of desired behaviors, children can also serve as information carriers to their families and with their friends. It is not rare to see children correcting their parents. In objecting, “Oh mom, you told us that we must always wash our hands before eating, but you didn’t do it,” the child points out the parent’s responsibility to model correct behavior and reminds her that her lesson was well absorbed by her child. Didn’t the poet say, “Each child that we teach is a person we win?”

It follows that children must not be expelled or excluded from household awareness-raising sessions. They must not be barred because in raising awareness with their mothers, we target them indirectly. Hygiene promoters will benefit from accepting them and letting them express themselves.

L’apprentissage par l’observation: les enfants et le lavage des mains en milieu périurbain de Cotonou

armand picArmand A. AGUIDI, Coordonnateur de WASHplus au Benin

Quoique faisant pleinement partie des bénéficiaires finaux des programmes de sensibilisation pour le lavage des mains les enfants ne sont directement visés par les animateurs que lorsque leurs activités sont orientées vers les écoles. Dans les maisons par contre, ils ciblent prioritairement et parfois exclusivement les mères ou les gardiennes d’enfants. Dans certains cas, lorsque les enfants viennent assister à ces actions de sensibilisation qui visent leurs parents, ils ne sont pas toujours les bienvenus. Les animateurs et même les parents n’hésitent pas à chasser ces « perturbateurs » qui s’attroupent autour d’eux avec incongruité afin d’accorder toute leur attention aux adultes.

Cependant, des expériences vécues ces derniers temps au cours de certaines actions de mobilisation  communautaire dans les quartiers périurbains de Cotonou, interpellent sur l’attitude  à adopter face aux enfants dans les actions de communication interpersonnelle à domicile.

La mise en place du dispositif de lave-mains à Enagnon

Lors de la formation des relais sur le tipi-tap organisée à la maison des jeunes de Enagnon l’un des quartiers d’intervention du projet USAID/WASHplus (Programme Péri-urbain d’Amélioration de l’Hygiène) au Benin, outre l’intérêt des participants pour les outils variés de lavage des mains qui leur sont proposés, le comportement d’un autre groupe a attiré l’attention des participants. Il s’agit des enfants massivement mobilisés pour suivre les activités et surtout les outils de lavage des mains montés sur place. La mobilisation de ce groupe a été  particulièrement plus grande lors de la phase d’expérimentation du dispositif et ces enfants suivaient avec beaucoup d’attention la façon dont les relais procédaient pour se laver les mains. Aussi, grande a été leur déception lorsqu’ à la fin de l’exercice le dispositif a été déplacé du portail du centre de formation vers l’intérieur leur empêchant tout accès. Mais la situation a changé lorsque l’un des participants a demandé que le dispositif de lave-mains soit exposé à nouveau au portail et laissé à la portée des enfants. En effet, nous avons observé un mouvement automatique et général des enfants vers le dispositif de lave-mains.

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Même si   on peut être tenté d’attribuer en partie cet intérêt des enfants à la curiosité, il faut cependant reconnaitre aussi  que cette attitude montre d’une certaine façon le potentiel de flexibilité, de maniabilité et de volonté chez l’enfant autant d’éléments qui comptent dans une activité de communication pour un changement de comportement.

La démonstration du lavage des mains avec les femmes mères d’enfants dans le quartier Enagnon

Au cours d’une séance de démonstration du lavage des mains à l’eau et au savon dans le quartier Enagnon dans la même journée, le même attroupement d’enfants autour des adultes s’est observé. Suivant attentivement, à défaut d’avoir été autorisé par les relais communautaires à participer aux côtés de leurs parents à la démonstration, ces enfants ont usé de patience pour suivre les faits et gestes des adultes jusqu’à la fin.  Quelle n’a pas été notre surprise de repasser une dizaine de minutes plus tard devant la même maison et de voir les enfants qui autrefois n’avait pas eu la possibilité de participer à la démonstration de lavage de mains rassemblés autour de l’eau pour s’offrir à leur tour leur séance de lavage des mains à l’eau et au savon. Ils se sont inspirés des conseils donnés à leurs parents quelques minutes plus tôt par les relais communautaires pour faire un lavage des mains dans les règles de l’art.

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Les enfants apprennent en imitant

L’une des remarques faites lors des différentes séances est que les enfants  se mobilisent massivement chaque fois que des informations doivent être transmises aux ménages par des  agents communautaires. Bien souvent aussi les adultes les chassent des lieux ou les empêchent d’y avoir accès ou encore d’avoir accès aux outils utilisés.  Mais poussés par la curiosité, ils résistent dans bien des cas et finissent par se trouver une place et à vaincre ainsi l’exclusion. Ils observent avec attentions les actions des adultes, les mémorisent et les reprennent, s’instruisant ainsi en même temps que ces derniers. Sans le savoir donc et même sans le vouloir, les relais communautaires forment parents et enfants faisant d’une pierre deux coups. Le travail s’en trouve amplifié et mieux valorisé.

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Les remarques faites plus haut sur l’attitude des relais communautaires est principalement due au fait qu’aucune place n’est faite aux  enfants dans les activités de communication pour un changement de comportement  à domicile. On s’imagine que l’école est le seul endroit où les enfants peuvent être touchés par ces activités. Mais en réalité, les enfants sont aussi disponibles quand ils sont à la maison et doivent être associés ou simplement tolérés lors des séances tenues avec leurs parents. Il est donc important désormais que les enfants soient considérés comme des bénéficiaires directs des actions de sensibilisation à domicile et qu’ils soient invités au même titre que les parents aux séances de sensibilisation pour le lavage des mains dans les maisons. Pour cet apprentissage par observation, aucun effort particulier n’est demandé sinon de tenir les séances dans des endroits qui leur facilitent l’accès.

En psychologie de l’éducation, on dit que l’apprentissage par observation et imitation nécessite la présence d’un modèle (en l’espèce le relais communautaire), qui produit un comportement, et d’un apprenti (en l’espèce l’enfant) qui observe. Le modèle n’a pas forcément l’intention de lui apprendre, c’est l’apprenti qui décide d’apprendre via le modèle.

Les enfants recherchent des modèles

Dans toute société, les êtres humains ont besoin d’une ligne de conduite, d’un modèle à suivre, de personnes de référence. Ce besoin de modèle est encore plus prononcé chez l’enfant.

C’est ainsi que démarre chez l’enfant le processus d’imitation. Dès son plus jeune âge, l’enfant cherche un modèle à imiter. C’est pour cela qu’on voit souvent les enfants qui   imitent leurs parents, leurs frères et sœurs ainés. Par ce fait, ils reproduisent leurs gestes et se les approprient.

Dans le domaine du lavage des mains aussi les enfants recherchent, en leurs parents, des modèles à imiter. Un grand défi se pose donc à ces derniers qui, pour assurer l’enseignement par l’exemple, ont l’obligation d’adopter les bons gestes et les bons comportements.  Chaque parent doit donc se dire qu’au-delà des  mots son enfant veut le voir adopter les comportements qu’il veut que son enfant adopte. C’est pour cela que le lavage des mains doit entrer dans les habitudes des parents afin d’être reproduit par les enfants pour leur bien-être physique.

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Les enfants sont des  vecteurs d’informations et des éveilleurs de conscience

Au-delà du fait qu’ils reproduisent les gestes de leurs parents et s’assurent par cette voie l’adoption des comportements souhaités, les enfants peuvent aussi être des vecteurs d’information dans leur famille et auprès de leurs amis. Il n’est pas rare de voir les enfants rappeler aux parents « déviants » les bons gestes que ces derniers leur ont appris eux-mêmes. En objectant « Ah maman, tu nous avais dit qu’on doit toujours se laver les mains avant de manger, mais tu ne l’as pas fait », l’enfant accroit la responsabilité du parent et lui rappelle que sa leçon a été bien assimilée par son enfant. Le poète n’a-t-il pas dit que « chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne »?

Il résulte de ce qui précède que les enfants ne doivent pas être renvoyés ni exclus des séances de sensibilisation à domicile. Ils ne doivent pas être empêchés de paroles alors même qu’en sensibilisant leurs mères, on les vise indirectement. Les animateurs gagneront à les accepter et les laisser s’exprimer.

WASH Resources for Peace Corp in Benin

WASHplus and Peace Corps/Benin have teamed up to Produce a set of training and job aids for Peace Corps Volunteers and Their Counterparts. Eventually, Peace Corps / Benin Would like all Volunteers serving in Benin to Have Some WASH WASH training to integrate into whatever Their primary focus is programs – education, health, environment.

Community-Led Total Sanitation (CLTS) Toolkit

  • Part 1 – Boîte à Outils: Assainissement Total Pilote par la Communaute (ATPC), 2014.Cette boîte à outils soutient l’exécution de la méthode « Assainissement Total Piloté par le Communauté » (ATPC). Cette méthode est basée sur les activités qui permettent aux membres de la communauté de prendre conscience du fait que la défécation à l’air- libre est un risque sanitaire pour tout le monde.
  • Part 2 – Le Manuel Pas a Pas, 2014.

Household Water Treatment and Safe Storage

WASH in Schools Toolkit